Chapitre 9 : 1+1=3
PDV Edward
Lentement, j'émergeais de mon sommeil. La première chose que je vis, c'était les cheveux noirs de ma soeur encore plus ébouriffés que d'habitude - je souris à l'idée qu'elle ne m'évoquait pas un lutin pour rien : même en dormant, elle gardait cette air malin qui lui allait si bien. Alors que je lui caressais doucement la joue et elle murmura doucement, certainement en train de rêver, le prénom de mon meilleur ami.
Au départ, je crus halluciner. Ils se vouaient une haine mutuelle avant l'arrivée de Rose, il y avait à peine 15 heures auparavant. C'était impossible qu'Alice rêve de lui sans que ce soit un cauchemar, non ? Puis elle le murmura une fois encore, très distinctement.
J'allais exploser de rire - c'était tellement comique ! - mais me retins ; ça pourrait la réveiller et la sortir de son … doux rêve.
Avec mille précautions, je m'extirpais du lit, et sur la pointe des pieds je regagnais la cuisine. C'est seulement assis, devant ma tasse de café fumante et le reste de mon petit déjeuné que je me rendis compte de ma chance ces derniers temps.
D'abord, j'avais rencontré Bella. Mais était-ce réellement une bonne chose ? J'étais tourmenté à cause d'elle, et elle ne m'apportait rien de bien. C'était pourtant la première chose qui m'avait sauté à l'esprit quand je pensais aux évènements agréables de ces derniers temps. Cependant, elle n'avait vraiment pas l'air de m'apprécier ( il suffisait de voir sa tête d'hier soir quand elle m'eut aperçu ! ) et aucune ouverture ne semblait se profiler à l'horizon.
Soit, elle était à rayer de la liste.
Mais il y avait Rosalie. Notre Rosalie qui était revenue.
Je me souviens encore de nos confidences dans la cabane de bois que nous avions érigée au sommet d'un des arbres de mon jardin. C'était tellement doux, agréable. Nous moments intimes ou, trio inséparable, nous échangions nos impressions sans tabou, aucun.
Jazz et Rosalie, dans ces moments là, oubliaient leur père violent, leur mère battue.
Du moins, c'est ce dont j'avais l'impression. Et dire que j'avais tout faux …
Je m'en souvenais comme si c'était hier.
5 ans plus tôt
Un jour, à la fin des cours, Jasper, Alice et moi rentrâmes chez moi, riant et chantant, comme d'habitude. Normalement, Rosalie devait nous attendre à la maison. Les deux jumeaux passaient le plus clair de leur temps chez mes parents, pour fuir leur maison du malheur - Esmée et Carlisle les accueillaient comme leurs propres enfants. Nous dévalâmes la dernière pente qui nous menait à destination, ouvrîmes le portail
avec hâte et entrait dans notre demeure avec agitation.
Nous nous attendions à trouver Rose dans la cuisine, comme tout les jours, conversant avec ma mère. Cependant, elle n'y était pas. Ni dans le salon, ni dans la salle de jeux, ni dans le garage. Nous montâmes dans ma chambre, espérant l'y trouver.
Elle n'était pas là. A sa place, nous trouvâmes un mot, écrit de son écriture soignée.
"C'est un acte lâche, mais je n'en peux plus. Je vous demande de me pardonner.
Vous êtes mes frères tous les deux, et c'est avec une tristesse sans fin que je m'en vais.
Ce matin, IL a manqué de me … violer. Je ne peux plus rester. Je ne peux plus vivre avec lui. Jasper, Edward, Alice, n'oubliez pas que nos chemins sont entrelacés. Nous nous retrouverons, je vous le promet.
Encore une fois, pardonnez-moi. Je vous aime. De tout mon coeur.
Rosalie"
Nous nous regardâmes tous trois, ahuris.
Une larme avait coulée des yeux des yeux de notre amie, tombant sur la feuille, sur le mot le plus affreux du monde. Violer.
Nous hurlâmes, d'un hurlement similaire, déchiré par la douleur.
Nous avions perdu Rosalie.
De nos jours.
Depuis ça, tout avait changé. Jasper a commencé à déraper, autant au à l'école qu'au niveau social. Il insultait tout le monde, est passé du bon garçon à celui qui cherche la bagarre. J'étais devenu pareil, et nous étions les bad boys du lycée.
Toutes les filles nous adulaient, mais nous nous en fichions comme des guignes.
Jasper est parti plusieurs fois à la police pour avoir frappé son père.
Alice, elle, n'avait plus aucune relation à part nous et nos parents. Nous étions seuls.
Et nous avions 16 ans.
Je sursautais lorsque deux lèvres chaudes se posèrent sur ma joue.
Me retournant, j'aperçu ma soeur, joyeuse, qui s'installait en face de moi.
- Ca va ? Me demanda t'elle.
- J'étais dans mes souvenirs, dis-je en lui souriant. Et toi ?
- Pas mal du tout. Non, en fait c'est plus que ça. Je pète la forme !
Je ris de son enthousiasme. Contrairement à moi, elle était du matin.
- Au fait, commençais-je, taquin. Tu as … murmuré un prénom, en rêvant.
- Ah bon ? s'exclama t'elle. Et le prénom de qui ?
- Hum … Celui de Jasper.
Alice rougit furieusement - chose qui était très, très rare - et me répondit :
- C'était tellement bien hier … Tellement de bonheur que ...
- Oui oui, je te crois ! m'exclamais-je entre deux rires. Tu ne serais pas plutôt amoureuse, toi ?
Elle écarquilla des yeux ronds.
- Tu peux me dire la vérité, dis-je en souriant gentiment.
- Je … Je ne sais pas trop, en fait.
- Moi je crois que oui.
- Je ne sais pas je te dis !
- Moi je sais !
Elle se renfrogna et me tira la langue.
- Je te signale que moi, je ne suis pas obnubilée par une inconnue.
Alice : 1 Edward : 1. Balle au centre.
- Mais au fait ! reprit-elle. C'était elle hier soir !
- Ben oui … soupirais-je.
- Elle est très jolie.
- Je sais.
- Ah ah !
- Ne t'emballes pas. J'ai juste dis qu'elle était jolie.
- Moui. Je vais faire semblant de gober ça, alors.
Au bout d'un moment de réflexion, elle reprit :
- Elle pourra être mon amie ?
- Au point où on en est … soupirais-je.
- Oh, Edward, un peu d'enthousiasme, je t'en pris !
- Bon, tu veux allez voir Rose ? demandais-je, pour l'apaiser.
Changer de sujet était aussi une bonne tactique.
- Oh oui ! Maintenant !
- On s'habille et on file !
Je la vis à peine se précipiter dans ma chambre et revenir, déjà prête. Elle portait une chemise à moi ( bien trop grande pour elle ! ) et un short en jean sortit de je ne sais où.
- A ton tour ! hurla t'elle, surexcitée. Et vite !
Lentement, je me levais et partais m'habiller. Je revins dix minutes plus tard.
- Pire qu'un fille … ronchonna ma soeur.
- Tout le monde n'a pas une pile électrique intégrée dans le corps, répliquais-je.
A nouveau, elle me tira la langue, puis ouvrit la porte d'entrée, se rua en face et toqua.
J'eus à peine le temps de fermer chez moi qu'Alice s'engouffrait chez Bella qui venait de lui ouvrir.
- Je me demande parfois si elle n'est pas hyper-active, m'exclamais-je.
Oups … J'avais dis ça à voix haute ?!
- Je ne la connais depuis pas longtemps, mais je me le demande aussi, déclara un soprano en face de moi.
Je me retournais vers Bella et m'avançais.
- Je peux entrer ? demandais-je.
- Oh, oui, bien sûr.
Elle s'écarta et me laissa passer.
- Merci.
L'homme brun au yeux bleus me tendit la main lorsque je le vis.
- Je m'appelle Antoine Winter. Enchanté.
- Moi de même, répondis-je poliment.
Je ne savais alors pas ce qu'il allait devenir pour moi.
1 heure plus tard.
- Je me perds … soupira Alice, nous regardant tour à tour, assis dans les canapés du salon.
- Je t'explique, dit Antoine, patient.
Il attendit environ 10 secondes puis dit :
- Rose sort avec Emmett. Emmett est le frère de Bella. Bella est ma petite amie.
- Wow ! s'exclama ma soeur tandis que je m'étranglais avec mon Coca.
Je crus que j'allais m'évanouir. Bella avait un petit ami … Qui était en face de moi.
Je voulais le trucider, le découper en morceaux, le brûler.
J'avais bien vu ses mains baladeuses depuis le début, mais Bella n'arrêtait pas de sourire avec indulgence en les lui tapotant gentiment. J'avais pris ça pour un refus.
Mais en fait non.
Je me levais précipitamment, manquant de renverser la table.
- J'ai beaucoup de boulot. Je rentre.
J'avais dis ça sur un ton dur, très dur. Et méchant de surcroit.
Tout le monde me dévisageait.
- Désolé, hein, mais je dois VRAIMENT aller bosser.
Certains protestèrent, comme Jasper ou Rose. Mais Alice, lisant le choc dans mon visage, comprit et dit :
- C'est vrai, j'ai vu des tonnes de papiers sur ton bureau ce matin. Vas-y. Mais tu reviens après, d'accord ?
- Ok. Salut tout le monde.
Je me précipitais avec un besoin urgent vers la sortie, l'ouvrit à la volée
Me ruant chez moi, je claquais la porte derrière moi.
Je tombais sur le canapé le plus proche et me pris la tête entre les mains.
Comment, mais comment avait-elle put me toucher si profondément, alors que je ne la connaissais presque pas ?
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Hey les gens !
J'espère que vous allez bien ...
... Et que vous avez aimé !
Bon, suite au prochain numéro.
BsX !