Chapitre 10 : Confidences
PDV Edward
Depuis combien de temps me tenais-je ainsi, la tête entre les mains, en plein tourments intérieurs. Une heure, un jour, une seconde, une minute ? Peut importe.
Je n'arrivais toujours pas à mettre de l'ordre dans ma tête.
- Toc, toc, toc.
Je ne bougeais pas.
- Toc, toc, toc.
Je relevais la tête, agacé.
- Edward ...
Cette voix. Non, impossible. Encore un rêve !
- Toc, toc, toc.
Un rêve Edward, rien qu'un rêve !
- Edward ? Tu es là ?
Tant que je rêvais, autant en profiter, non ? Je me levais péniblement et ouvrit.
Bella me sourit d'un sourire chaleureux.
- Je savais que tu étais chez toi.
Etant donné que je ne réagissais pas, ahurit qu'elle ne soit pas une hallucination, elle dit :
- Ca ne te déranges pas si je rentre ?
Je secouais la tête, toujours muet. Je devais ressembler à un crétin.
Elle me poussa légèrement, ses petites mains effectuant une légère pression sur mon torse.
- Edward ? Je peux passer ?
- Ex … Excuse-moi. Vas-y.
Je bégayais. Non mais quel idiot … Je refermais la porte derrière nous.
- Tu avais autant de boulot que ça ? me demanda t'elle.
- Assieds-toi, je t'en pris. Thé ?
- Euh … Oui, s'il-te-plaît.
Elle semblait désarçonnée. Eh oui, j'évitais cette question.
Je revins quelques minutes plus tard.
Elle posa sa main sur la mienne, et je frissonnais. Elle la retira aussitôt.
- Dis-moi, qu'est ce qu'il y a ?
Ses yeux inquisiteurs me scrutaient. Et, pris d'un élan fou, je lui avouais tout.
- Il y a que, depuis qu'on s'est embrassés, je ne pense plus qu'à toi. J'ai peur, je ne sais pas ce que j'ai, mais je n'ARRIVE PAS à t'oublier, et vu que tu es avec ce … Antoine, tu es inaccessible, et moi je souffre, et j'en peux plus, et je ne sais pas où j'en suis … Et qu'à cause de toi je suis redevenu le Edward simple et romantique d'autrefois, et je suis FAIBLE. Tu comprends, ça ? Je déteste être FAIBLE. J'ai trop souffert. Et je n'en peux plus … Et là, comme un con je te dis tout alors que je devrais me la fermer, parce que tu ne m'aimes pas, tu aimes Mr.Parfait, alors le Edward, on le met à la trappe … Raah ! j'en ai marre !
Non mais … J'étais taré ! J'avais vraiment dis CA ?
Je relevais la tête, craintif. Peut être qu'elle était déjà partie.
Mais non, elle avait prit sa tête dans ses mains, et elle soupirait.
- Je sais, je suis PATHETIQUE, dis-je.
- Non, Edward, tu ne comprends pas.
- Si, si. Je n'aurais jamais … Jamais dû dire ça. Je …
- Tais-toi ! cria t'elle. Tu ne sais RIEN !
Je restais muet comme une carpe. Bella soupira à nouveau.
- Tu crois vraiment être le seul ?
- Le seul de quoi ?
- Le seul à être torturé !
Plaît-il ?
- Edward.
Elle me regarda droit dans les yeux.
- Tu m'as fais le même effet … Je …
Elle rougit en comprenant ce qu'elle venait de dire.
- Mais … commençais-je.
- J'aime aussi Antoine.
Elle l'avait chuchoté. C'était presque une confession.
- Oh ! fut la seule chose que je pus dire.
Alors, le sentiment que j'éprouvais à son égard était de l'amour ?
- Je ne sais pas quoi faire ! hurla t'elle, hystérique.
Elle me regarda.
- Tu ne peux pas m'obliger à choisir, Edward.
- Je n'ai rien dis. Mais tu ne peux pas avoir les deux.
- Je ne PEUX PAS, Edward, je ne PEUX PAS !
J'étais hors de moi. Comment ?!
- Au revoir, ISABELLA.
Je la pris par le bras et la mis dehors.
- Si un jour, tu prends conscience qu'on ne peut pas tout avoir … Reviens me voir.
Et je claquais la porte, furibond. Derrière, quelqu'un s'adossa à ma porte, glissant tout du long jusqu'à toucher le sol. Puis Bella éclata en sanglots.