BONUS : Le premier amour d'Edward, ou comment Edward est devenu si exécrable avec les femmes
PDV Edward, 8 ans plus tôt.
Timide. Poétique. Admiré. Heureux. Célibataire et désespéré.
Je crois que c'est ainsi que je me définirais le mieux.
Aujourd'hui, j'ai 15 ans. J'ai une famille extraordinaire, deux meilleurs amis formidables, je travaille bien en cours et je séduisant.
Je ne suis pas du genre vantard, je dis juste ça avec humilité, parce que c'est la seule raison pour laquelle des filles du collège que je ne connais même pas viennent m'aborder pour sortir avec moi.
Je me suis toujours dis que je ne sortirais qu'avec une fille dont je serais amoureux.
Jusque là, je ne suis jamais sorti avec personne, parce que personne n'était jamais "idéal" ou "correspondant".
C'est pour ça que je suis désespéré.
Car mon premier amour ne m'aime pas.
Jasper, mon meilleur ami, est moins fleur bleu.
Cela fait longtemps qu'il sort avec des filles dont il n'est pas amoureux. Ca ne le gêne pas, alors il continue.
Et moi j'attends que Mia Johanson, l'élue de mon coeur, vienne vers moi à son tour.
Peut être que c'est à cause de l'indifférence qu'elle affiche à mon égard qu'elle m'a plut dès le départ. Je ne sais plus.
Toujours est-il qu'elle ne m'adresse que des sourires polis, tellement différents de ceux que me lancent les autres qui essayent de m'allumer.
Qu'elle ne m'offre que le strict minimum de mots dans ses réponses, alors même que j'essaye de me rapprocher d'elle.
Qu'elle est si belle que je bégaie au moment de lui parler.
Ah … La voilà qui s'approche.
On est le matin, juste avant le premier cours. Je suis appuyé contre ma Volvo, ma soeur à mes cotés, Shakespeare à la main.
Et elle s'avance vers moi, gracieuse et souple, comme toujours, un sourire collé au visage.
J'entends Alice ricaner.
- T'as de la bave qui te coule sur le menton, frangin.
Je ne prends même pas la peine de répondre. Parce que Mia m'hypnotise et qu'elle s'approche de plus en plus près, jusqu'à être à un mètre de moi.
- Edward ?
Comme un idiot, je me retourne, pour vérifier si c'est bien moi qu'elle appelle.
Comme je ne vois personne autour, je lui offre un pauvre sourire.
Elle se tourne vers Alice, et murmure :
- Tu peux nous laisser 5 minutes ?
Alice fronce les sourcils, mais hoche la tête et tourne les talons, rentrant dans l'établissement, me laissant seule avec mon démon.
- Je …
Elle se gratta la nuque.
- Je ne sais pas trop comment te dire ça, en fait.
Me dire quoi ?
- Edward, je …
Mia plongea ses yeux dans les miens.
- En fait … Je suis amoureuse de toi.
Mes yeux s'arrondissent sous le choc. J'ai envie de me gifler, de me réveiller de ce rêve. Après tout, c'est un beau rêve.
Cela dit, quand je me réveillerais, je serais tellement déçu que j'en pleurerais certainement. Mais bon … Je n'ai pas envie de me réveiller.
- Et … Toi, que penses-tu de moi ?
Que, quoi, comment, pardon ? Ce que je pense d'elle ?
Voyant que j'hésite à répondre, elle soupire.
- Oh. D'accord. Je vois. Tu ne m'aimes pas, c'est ça ?
Il faut que je réagisse, vite, sinon elle s'enfoncera encore plus dans l'erreur.
- C'est vraiment ce que tu penses ?
Zut, ma voix était ironique. Je ne lui en voulais pas à elle, mais à moi.
Elle fit une moue contrarié.
- J'aurais dû m'en douter. Après tout, tu rembarres tout le monde, alors … Et puis, il faut un début à tout, hein ? C'est mon premier râteau.
- Tu penses que je ne t'aime pas ?
- Bah … Tu devrais voir ta tête …
Quoi ? Qu'est ce qu'elle a ma tête ?
- Si je te dis que je t'aime aussi, et ce depuis plus de 8 mois, tu vas me croire ?
Expliquez-moi comment je fais pour être aussi assuré ? Ce ne serait pas à cause de Jasper, qui me fait des clins d'oeil depuis la porte d'entrée du collège ?
J'ai l'impression qu'il m'envoie des ondes, en fait.
C'est …. assez étrange, pour tout dire.
Et puis, là, tout de suite, je suis pris d'un élan fou.
Je me penche doucement, et, sans la quitter des yeux, je pose mes lèvres sur les siennes.
C'est doux, chaud, agréable. Je me heurte à sa surprise non feinte face à ma réaction.
Puis, doucement, elle commence à bouger ses lèvres.
C'est drôle, parce que c'est naturel, et je fais ça avec aisance. Comme si ce n'était pas la première fois. Comme si j'y étais habitué.
Alors, heureux comme un roi, étonnement surpris qu'elle m'aime, et que mon voeu le plus cher se soit enfin réalisé, je me perd dans le bonheur des lèvres de Mia.
C'est le plus beau des anniversaires.
2 jours plus tard.
Je l'enlace doucement alors qu'elle pose sa tête contre mon torse, fixant la couverture du magasine du collège, notre photo en première page.
Le couple le plus populaire : Miward. C'est le titre que crie le journal.
Mais je m'en fiche.
- Je t'aime Edward …
- Moi aussi, Mia chérie.
2 mois plus tard.
- Tadaam ! hurle ma belle en me tendant un petit paquet doré.
- Qu'est ce que c'est ?
- Ouvres, tu verras bien !
Lentement, je déchire le papier cadeau, pour tomber nez à nez avec un pendentif, gravé : E+M.
Mon sourire se fait heureux. Je l'embrasse tendrement pour la remercier, et elle me chuchote :
- Joyeux anniversaire de deux mois, mon amour !
9 mois plus tard.
Dire que je suis comblé ne suffirait pas à exprimer ce que je ressens.
Mia passe ses bras fins autour de mon cou, montrant à Jessica Stanley, qui la fixe avec une lueur meurtrière dans ses yeux, que je lui appartiens.
Je souris de sa bêtise, parce qu'il est évident que je l'aime.
Je le lui dis, et elle éclate de rire.
Son rire ressemble à un tintement de clochette. Merveilleusement orchestré par un maestro extraordinaire.
1 an plus tard
- Joyeux anniversaire frérot ! hurle Alice en me sautant dessus, faisant grincer mon lit.
- Alice, tu m'étouffes, gémis-je.
- Tu as 16 ans aujourd'hui !
- Alice …
- Oups ! Désolée !
Elle explose de rire quand Jasper débarque en caleçon dans ma chambre et hurle en sautillant " 16 ans, 16 ans ! Tu vas conduire une bagnole, mec ! ".
Mon meilleur ami rajoute :
- Ca te dis, un restaurant pour fêter ça, ce soir ?
Je fais une moue désolée.
- Mia m'a réservé pour mon anniversaire.
Jasper grogne.
- Cette nana te bouffe la vie, Ed'.
- Mais non, mais non, grogne Alice. Elle nous bouffe juste Edward.
Je sers ma soeur dans les bras, alors qu'elle soupire.
- File te préparer.
Le soir, au restaurant.
- Tu m'as manqué, Mia.
Elle fit une moue étrange, presque … lassée.
- On s'est vu hier.
- Je sais. Mais quand même.
Elle finit par sourire, dénouant la boule qui avait commencé à se former dans mon estomac.
- Allez, ferme les yeux et laisse-toi faire.
Etonné, je fais ce qu'elle me demande. Je la sens qui m'emmène en dehors du restaurant. Il fait froid. La sensation de la main de Mia dans la mienne m'électrise. C'est agréable.
Elle me fait monter des marches. Il fait chaud, tout d'un coup. On doit être dans une salle.
Mia me chuchote à l'oreille :
- Ouvre …
Mes paupières se soulèvent, mais je ne vois rien. Il fait noir, les lumières sont éteintes.
Avant même que mes yeux s'adaptent à l'obscurité la salle devient aveuglante de luminosité.
- JOYEUX ANNIVERSAIRE EDWARD !!!!!!!!!! hurlent des centaines de voix à l'unisson.
Enfin, je revoie.
Et devant moi se trouve une telle quantité d'adolescent que le gymnase en est saturé.
Je ris, prends le micro devant moi, me racle la gorge.
- Eh bien … On peut dire que je ne m'y attendais pas ! Merci beaucoup !
- C'est Mia ! cri quelqu'un que j'identifie comme Mike Newton.
J'entends Mia qui s'approche. Je lui murmure " Merci … ", elle esquisse un sourire puis elle prend le micro.
- Donc, aujourd'hui, Edward a 16 ans. Ca fait aussi 1 an qu'on sort ensemble.
Tout le monde applaudit. Elle reprend :
- J'en profite donc pour annoncer quelque chose d'important. Il y a donc une année, environ trente d'entre vous m'ont mis au défi de sortir avec Edward-je-ne-sors-avec-personne-mais-tout-le-monde-est-à-mes-pieds pour une somme de 100$. J'ai accepté. Je devais le charmer, lui dire que je l'aimais, et rester 375 jours avec lui sans qu'il me quitte. Je l'ai fais. J'ai réussis, et j'ai gagné mes 100$. Alors … Eddie chou … Je te quitte ! Salut, gros naze ! T'es tombé dans le panneau !
La dernière chose que j'entends, c'est le rire effrayant de tous les gens présents, qui résonne dans tout le gymnase.
Après tout devient noir.
Une seule chose domine dans mon cerveau qui se déchire entre la colère et le désespoir.
Je me vengerais de cette femme. Je serais sans pitié avec toutes celles qui m'approcheront.
2 ans plus tard
Je sors de la chambre d'hôtel sans un regard vers la fille allongée, nue et encore essoufflée, dans le lit aux draps froissés.
- Edward ! Attends ! Edward ! Je t'aime !
Elle hurle de chagrin, espérant me retenir.
Je reste froid, et ne répond pas.
Je me dirige vers ma voiture, fonce chez moi, monte dans la cabane et fond en larme.
Je n'aime pas faire du mal, mais j'en ai besoin. Je me le suis promis. A jamais.